Nous voici déjà au dernier trimestre : rien d’étonnant à ce que l’on s’interroge sur les projets d’édition que je formais en début d’année…
Pour mémoire, mon propos était, partant de titres à l’unité, de constituer des recueils thématiques : c’est vers les musiques folkloriques que je me suis tournée en premier lieu, puisqu’elles étaient les plus nombreuses dans mon catalogue.
Que dire à ce jour… sinon que l’assemblage de pièces provenant des quatre coins du monde, mises en œuvre à des époques diverses de mon parcours, a nécessité un certain travail d’homogénéisation… dont je n’avais pas vraiment conscience au départ…
Mais surtout (et c’est plutôt positif), dès que j’ai eu l’intuition d’un titre pour ce recueil, je me suis trouvée comme assaillie par des idées musicales qu’il eût été dommage de ne pas prendre en compte ; l’entreprise est devenue passionnante, tandis que les mois filaient… à grande vitesse !
Là-dessus, changements imprévus d’assistante, longue vacance du poste… Passage à la facturation électronique, dont les plateformes s’avèrent inaccessibles aux non-voyants (enfreignant ainsi leurs obligations légales, mais sans qu’aucune sanction n’ait été prévue !)… Pour couronner le tout, un nécessaire remplacement d’ordinateur : et là non plus, je n’en ai pas encore fini avec le réajustement des divers logiciels, par rapport à mes outils habituels de grossissement et d’audio…
Autant d’invités “ surprise ” dans le planning, qui semblent s’être concertés pour entraver sérieusement mon élan initial …
Je finis par craindre que la livraison de mon Tour du monde à la cithare au pied des sapins de Noël ne relève du miracle ; pourtant, comment ne pas continuer – entre deux casse-têtes – à œuvrer dans la joie à un si fabuleux projet ! Après tout, la Akkordzither Methode n’a-t-elle pas réussi à paraître en septembre, malgré bien des vents contraires…
Sur un texte de Louise-Thérèse de Montaignac (mystique du 19è siècle), voici l’une de mes « trop rares » compositions vocales, à écouter « religieusement » : « O Jésus, vie éternelle ». Dans la sobriété, la cithare suit avec délicatesse les moindres inflexions d’une prière qui ponctue divers versets bibliques…
Ce fut peut-être bien le 1er texte que je mis en musique, dans les années 80, par affinité pour l’auteur… La version que je confiai alors à un Editeur (Editions de l’Emmanuel) était à 4 voix mixtes ; tandis que vous avez ici l’enregistrement que j’ai réalisé en 2011 avec accompagnement de cithare.
Partitions disponible aux Éditions de l’Emmanuel – n° 942. Site Exultet
Une petite composition aux couleurs d’automne me semble-t-il : la “Piécette à Marie-Paul”, tissée de calme et d’intériorité… L’une de celles qui font le bonheur des citharistes dans leurs débuts !
Joie de proposer ce mois-ci la transcription d’une quatrième Mélodie bretonne, de niveau simple (dont plusieurs reconnaîtront l’adaptation sous le titre Ô viens, Sagesse éternelle)… Pour cithare 7 accords et plus – Nouveauté 2026, 1 page.
Autre nouveauté – dans mon répertoire de musique ancienne – que l’on pourra travailler dès à présent, en vue du Temps de Noël : Puer natus in Bethléem. Parmi les différentes versions existantes, c’est celle de Samuel Scheidt que j’ai choisi d’adapter pour cithare, en raison de ses belles harmonies du 17e siècle… Niveau médian – pour cithare 6 accords et plus – 1 page.
Au rayon International…
Pour continuer à encourager les vocations de citharistes néerlandais, voici le document pédagogique Stemmen, consacré à l’accordage. Pour tout modèle de cithare – Niveau débutant – 1 page.
Nous voici déjà au dernier trimestre : rien d’étonnant à ce que l’on s’interroge sur les projets d’édition que je formais en début d’année…
Pour mémoire, mon propos était, partant de titres à l’unité, de constituer des recueils thématiques : c’est vers les musiques folkloriques que je me suis tournée en premier lieu, puisqu’elles étaient les plus nombreuses dans mon catalogue.
Que dire à ce jour… sinon que l’assemblage de pièces provenant des quatre coins du monde, mises en œuvre à des époques diverses de mon parcours, a nécessité un certain travail d’homogénéisation… dont je n’avais pas vraiment conscience au départ…
Mais surtout (et c’est plutôt positif), dès que j’ai eu l’intuition d’un titre pour ce recueil, je me suis trouvée comme assaillie par des idées musicales qu’il eût été dommage de ne pas prendre en compte ; l’entreprise est devenue passionnante, tandis que les mois filaient… à grande vitesse !
Là-dessus, changements imprévus d’assistante, longue vacance du poste… Passage à la facturation électronique, dont les plateformes s’avèrent inaccessibles aux non-voyants (enfreignant ainsi leurs obligations légales, mais sans qu’aucune sanction n’ait été prévue !)… Pour couronner le tout, un nécessaire remplacement d’ordinateur : et là non plus, je n’en ai pas encore fini avec le réajustement des divers logiciels, par rapport à mes outils habituels de grossissement et d’audio…
Autant d’invités “ surprise ” dans le planning, qui semblent s’être concertés pour entraver sérieusement mon élan initial …
Je finis par craindre que la livraison de mon Tour du monde à la cithare au pied des sapins de Noël ne relève du miracle ; pourtant, comment ne pas continuer – entre deux casse-têtes – à œuvrer dans la joie à un si fabuleux projet ! Après tout, la Akkordzither Methode n’a-t-elle pas réussi à paraître en septembre, malgré bien des vents contraires…
Sur un texte de Louise-Thérèse de Montaignac (mystique du 19è siècle), voici l’une de mes « trop rares » compositions vocales, à écouter « religieusement » : « O Jésus, vie éternelle ». Dans la sobriété, la cithare suit avec délicatesse les moindres inflexions d’une prière qui ponctue divers versets bibliques…
Ce fut peut-être bien le 1er texte que je mis en musique, dans les années 80, par affinité pour l’auteur… La version que je confiai alors à un Editeur (Editions de l’Emmanuel) était à 4 voix mixtes ; tandis que vous avez ici l’enregistrement que j’ai réalisé en 2011 avec accompagnement de cithare.
Partitions disponible aux Éditions de l’Emmanuel – n° 942. Site Exultet
Une petite composition aux couleurs d’automne me semble-t-il : la “Piécette à Marie-Paul”, tissée de calme et d’intériorité… L’une de celles qui font le bonheur des citharistes dans leurs débuts !
Version à deux voix de Etz Harimon : berceuse hébraïque déjà publiée pour cithare solo… À jouer désormais en solo (niveau difficile)) ou duo (niveau médian) – Pour cithare 7 accords et plus – 1 page.
Au rayon Chants à l’unité…
En complément du Benedictus composé et publié il y a quelques années, voici mon Magnificat du Cantique Nouveau, tout simplement pour renouveler votre chant des vêpres… Cithare 6 accords et plus – Niveau instrumental et vocal facile – 1 page.
Trad. : Parution d‘une Méthode de cithare à accords en quatre-vingts exercices : théorie, technique de base, approfondissement. À étudier sur tout modèle de cithare et psaltérion – Traduction allemand / français : Erika Halter – Voir le Sommaire.
Trois petits partages, très divers, pour ce mois-ci…
À commencer par la formule des cours en distanciel qui, en cette rentrée, fête ses vingt ans : eh oui ! bien avant les confinements, j’avais ressenti la nécessité d’accompagner bien plus régulièrement qu’en stage les citharistes dispersés qui – comme tout musicien – ont besoin avant tout de régularité. Il me semblait que, si ce n’était pas un idéal, du moins, cela pourrait être bénéfique… Eh bien, quel profit ! Que ce soit par téléphone ou en visio, le niveau général s’en est immédiatement ressenti.
Je soufflerai évidemment les bougies avec cette chère savoyarde qui me suit fidèlement, depuis les débuts…
Sur la plaquette des cours 2006, mon porche d’entrée, en illustration de l’appellation « À l’École de la Cithare »
Je tiens à saluer aussi une ancienne élève qui, disposant d’un peu de temps libre, m’a offert son aide : occasion d’un grand rangement du bureau et, notamment, de revisiter, à travers un tri exhaustif, les archives de la revue Cithare & Harmonie (dont j’ai assuré la direction de publication de 1987 à 2015)… Je peux vous assurer qu’un tel déballage laisse pantois, devant la quantité de travail que cela représente! Que de souvenirs, d’étapes, de visages ont défilé ainsi…
Enfin – par les temps qui courent, il faut le préciser – la “Akkordzither Methode” qui enrichit ce mois-ci mon catalogue en ligne, n’est en rien le fruit de l’IA ! …mais plutôt, l’aboutissement d’une longue histoire, depuis la traduction réalisée dans les années 90 par notre regretté Erika Halter… Cependant, il m’aura fallu huit années de travail pour présenter un document incluant les dernières avancées techniques, et dans une présentation en phase avec notre époque ; mais je considère que l’Allemagne à qui nous devons la cithare méritait bien un tel investissement, et un tel hommage !
Une petite composition aux couleurs d’automne me semble-t-il : la “Piécette à Marie-Paul”, tissée de calme et d’intériorité… L’une de celles qui font le bonheur des citharistes dans leurs débuts !
Pour une détente toute estivale, j’espère vous régaler avec cette sublime “Chanson à la Vierge” de Gautier de Coincy (12e-13e s.) – ou plus précisément son refrain ; et puisque le chantre d’antan associait le cantique marial avec sa vièle, je fais de même avec ma cithare !
Transcription toute en sobriété et délicatesse, dans le style médiéval – et donc avec accords sans tierce…
Me voici rentrée de mon deuxième stage de cet été, en Champagne : très différent du premier par le lieu, le contenu, le profil des stagiaires ; mais tous deux passionnants… et toujours, l’apothéose de la dernière veillée, où j’invite chacun à partager ses réalisations, où même ce qui lui tient à cœur – avec, en alternance, ces beaux chants étudiés en atelier, qui fédèrent tellement nos groupes. En prime, une bouteille du cru, qui nous a été providentiellement offerte pour marquer la fin de session !
Or, impossible, cette année, de ne pas repenser à l’été 86 : en juillet, après avoir été faire connaissance avec sœur Pauline qui me précédait dans l’enseignement de la cithare, une seule session française, mais qui m’avait valu le premier contact avec les Dominicaines du Puy, avec des citharistes de Dijon, d’Alsace : autant de lieux où je pus me rendre dans les mois et les années qui ont suivi… Et en août, le premier stage en Suisse, où je rencontrai la plupart des futurs acteurs de Cithare Romandie, dont plusieurs me rejoindraient aux week-ends Savoie… Un été qui a tenu ses promesses et qui, pour moi, avait fait date !
Je tiens aussi à partager l’enthousiasme d’une répétition de notre trio Majaya Spirit, durant laquelle deux heures ont été consacrées à l’accueil d’une pro de la communication susceptible de nous faire mieux connaître… Stupéfaction de l’entendre et la voir prise par une émotion extrême, à travers un long frissonnement – voilà qui est peu commun ! Manifestement, c’est une personne qui nous a compris, qui croit en notre projet ; et nous voici sérieusement interpelés et boustés pour les mois qui viennent… souhaitant bon vent à toutes les pistes qui ont été évoquées !
La première partition vous emmène au Pérou, avec un magnifique chant d’amour traditionnel “Sonccoiman” : mélodie très connue, lente et douce, qui pourrait faire penser à une berceuse… À jouer en solo (niveau progressant) ou duo (niveau médian) – Pour cithare 7 accords et plus – 1 page.
Autre proposition, purement baroque, que j’intitule “Sarabande pour plusieurs cithares” : l’une des plus belles réussites que nous ait laissé Archangelo Corelli – À retrouver comme chant accompagné sur le CD Perles de cithare. Ici, version pour ensemble de deux à quatre cithares – Niveau médian/progressant, pour cithares 6 à 12 accords – Inédit 2026, 1 page.
Malgré la pause estivale, je souhaite m’arrêter sur un aspect pédagogique, mon impression dominante étant que mon analyse des points de difficulté technique se fait de plus en plus fine ! …Je profiterai donc de cette page pour mettre par écrit le principal constat de ces derniers mois – un sujet qui pourra être profitable bien au-delà du cercle de mes élèves habituels.
L’obstacle (ou embarras) le plus fréquemment rencontré est un arrêt chronique aux barres de mesure : au-delà des bonnes habitudes de lecture, à présent bien connues, c’est couramment l’accord placé en début de mesure suivante qui génère une hésitation. Le plus préoccupant demeure que soit l’exécutant n’en a pas conscience, soit il espère, naïvement, que tout s’arrangera « à l’usure » !
Or, quelques décennies d’enseignement m’ont convaincue qu’une telle anomalie a fort peu de chance d’être corrigée par le rabâchage ; et quand bien même elle le serait, la question de fond ne s’en trouvera pas réglée pour autant, survenant à nouveau au morceau suivant.
Pour y remédier… À chaque marque d’hésitation, j’invite le cithariste à s’arrêter, pour identifier laquelle des deux mains serait susceptible d’être autonomisée (j’entends par là : exécutée sans le concours du regard), ce qui permettra de mieux suivre l’autre main et de franchir l’obstacle sans délai !
Ainsi, selon le contexte, deux méthodes peuvent fonctionner :
Soit les accords du moment, parce que voisins sur l’instrument, peuvent libérer le regard en faveur de la mélodie – et donc, de la main droite ;
Soit, grâce à la technique du buté, le pré-positionnement ou le maintien des doigts sur les cordes mélodiques libèrent le regard de la main droite, et permettent de se centrer davantage sur la gauche !
On le voit : pour qui veut progresser, les moyens existent… mais à condition d’accepter de petites pauses pour analyser finement la partition. Or prendre le temps de la conscientisation, c’est presque le point le plus difficile à obtenir de l’élève qui, par tradition, répugne à renoncer – fut-ce pour quelques instants – au plaisir de l’exécution musicale.
Quant à moi, je demeure persuadée qu’une telle réflexion approfondie est l’unique voie pour que, graduellement, les processus mentaux et gestuels s’automatisent.
Une nouvelle proposition vient compléter la mélodie “ Les yeux noirs ”, jusqu’ici publiée pour cithare solo : à présent, version avec une magnifique seconde voix aux accents de violoncelle, en staccato… Niveau médian en duo comme en solo – Pour cithare 6 accords et plus, mais avec octave grave pour la 2e voix – 1 page..
Dans le répertoire celtique, particulièrement plaisant sur notre cordophone – et également soit pour une, soit pour deux cithares –, voici “ Arranmore ”, chant emblématique de l’Irlande. On y découvrira notamment l’effet sublime des superpositions de glissandi avec des accords arpégés… Niveau médian, pour cithare 12 accords – Inédit 2026, 2 pages.
Enfin, pour la première fois, je me suis risquée à aborder le répertoire de Charles-Marie Widor… et quelle joie d’entendre à la cithare son “ Andante de la 4e Symphonie pour orgue ”, dont j’affectionne tellement la mélodie et l’harmonie ! Niveau très difficile, pour cithare 12 accords – Inédit 2026, 1 page.