Ce mois-ci, petites confidences autour de mes compositions, sous l’angle de l’inspiration et de la pédagogie…
Vous aurez peut-être remarqué qu’elles se répartissent comme en deux lots, avec certaines plutôt grandioses, et d’autres, assez modestes… Curieusement, je ne crains pas de développer les premières dans toutes les tonalités (voire, avec modulations), – et elles sont naturellement dévolues aux psaltérions 12 accords. Alors que pour les secondes, humbles pièces musicales, je me sens irrésistiblement portée à me limiter à 6 ou 7 accords… et j’en suis la première étonnée !
Il est vrai que, durant tout une partie de ma vie, j’ai pratiqué et fait pratiquer les cithares à six accords qui, assez naturellement, sont le lot des débutants. Mais c’est un choix assumé : je ne cache jamais mes affinités pour leur sonorité particulière, leur facilité de transport… Et je ne puis m’empêcher de songer au jour lointain où, pour nous tous, le psaltérion deviendra trop lourd à manipuler, trop long à accorder… voire, trop encombrant pour une seule pièce à vivre !
En fait, il y a plus profond encore : dans chacun de ces travaux, j’éprouve une joie si intense de réussir à écrire pour les petits modèles, que j’ai l’impression de revivre pleinement ce que Marcel Godard avait gravé sur la pochette de son vinyle Espaces : « La cithare, par ses étroites limites, m’attire… ». Ou encore, de rejoindre la remarque pleine de sagesse du père Jean de la Croix Kaelin op : « La cithare est parfaitement accordée à tout ce qu’il y a d’humble, pauvre et petit dans l’évangile ».
Alors, sans prétendre à me mesurer aux grands musiciens , je tiens à expliciter ici ce que je mets sous l’expression « s’inscrire dans les pas de Jacques Berthier » qui commente un certain nombre de mes compositions récentes : car, lorsque je prends ma plume musicale, c’est comme plus fort que moi : je cherche toutes les solutions pour éviter les accords B ou Bb, et ce grand absent qu’est le mi de l’octave grave… De là, peut-être, le nombre assez restreint de mes œuvres composées.
Quoi qu’il en soit, sur cette page, tout comme en cours et en stage, je tiens essentiellement à souligner l’importance d’étudier l’ensemble de ce répertoire au style dépouillé, spécialement les pièces à jouer mains alternées. Bien au-delà de l’apparente et indiscutable facilité, j’affirme que c’est une démarche incontournable sur la cithare pour développer l’expressivité si difficile à conquérir, à travers une proprioception de chaque main : expressivité qui ne s’épanouira jamais (ou viendra tellement plus lentement) si l’on se contente de jouer directement mains simultanées…
Invitation donc, pour tout cithariste, à ne pas dédaigner la sobriété…
Avec une musique résolument ternaire, je vous invite à une petite croisière : “Wo die Nordseewellen” (= Sur les flots de la Mer du Nord) !
Histoire de ne jamais oublier que notre cithare, qui peut être si profonde et intime, fut d’abord exclusivement – et pour quelque 80 ans – instrument du folklore austro-bavarois…
Grand plaisir ce mois-ci, que de faire découvrir l’une de mes dernières compositions : “À la plénitude du temps” … Musique simple et dépouillée, volontairement écrite dans la pure lignée de Jacques Berthier ; à écouter comme une longue marche vers l’Accomplissement pascal… ou toute autre lente maturation.
Stage St-Thierry prox. Reims (51) – 20 au 23 Août et/ou 23 au 26 Août 2026
Monastère des Bénédictines – 2 place de l’Abbaye 51220 Saint-Thierry.
Session de formation classique, ouverte à tous – y compris à ceux qui n’ont jamais joué de cithare…
Avec un bel objectif : que chacun reçoive, musicalement et intérieurement
tout ce que la cithare peut lui apporter !
Festival di Cetra e Mountain Dulcimer – Torino (Italie) – 24 au 27 juin 2026
Dans le cadre du Festival « Cithare et Dulcimer des Appalaches »
Sarà possibile soggiornare direttamente presso il Sermig, previa verifica autonoma della disponibilità di posti. Per ulteriori informazioni visitare il sito:
Stage Cithare En-Calcat – 28 au 31 mai et/ou 1er-3 juin 2026
Abbaye d’En-Calcat – 18. D 85 – 81110 Dourgne (Tarn).
Dans la suite de l’entraînement au déchiffrage à vue (2015), le stage 2026 sera plus spécialement orienté sur l’écoute et le chant des intervalles : utile non seulement pour l’apprentissage des chants,
mais aussi – aspect à découvrir – pour l’exécution des pièces musicales…
– Une fois encore, Archangelo Corelli vous enchantera avec l’un de ses mouvements lents de sonate : ici, un “Adagio (n°1)”, que je recommande notamment pour l’étude des noires pointées. Niveau médian, pour cithare 6 accords et plus – 1 page, inédit 2026.
– Par ailleurs, un “Air ancien (n°3) et ses petites variantes”, dont le thème a inspiré l’hymne O Roi de gloire…. Quant aux variantes, elles se distinguent par quelques audaces harmoniques intéressantes ! Niveau simple, pour cithare 6 accords et plus – 1 page, également Inédit 2026».
Ce mois-ci, petites confidences autour de mes compositions, sous l’angle de l’inspiration et de la pédagogie…
Vous aurez peut-être remarqué qu’elles se répartissent comme en deux lots, avec certaines plutôt grandioses, et d’autres, assez modestes… Curieusement, je ne crains pas de développer les premières dans toutes les tonalités (voire, avec modulations), – et elles sont naturellement dévolues aux psaltérions 12 accords. Alors que pour les secondes, humbles pièces musicales, je me sens irrésistiblement portée à me limiter à 6 ou 7 accords… et j’en suis la première étonnée !
Il est vrai que, durant tout une partie de ma vie, j’ai pratiqué et fait pratiquer les cithares à six accords qui, assez naturellement, sont le lot des débutants. Mais c’est un choix assumé : je ne cache jamais mes affinités pour leur sonorité particulière, leur facilité de transport… Et je ne puis m’empêcher de songer au jour lointain où, pour nous tous, le psaltérion deviendra trop lourd à manipuler, trop long à accorder… voire, trop encombrant pour une seule pièce à vivre !
En fait, il y a plus profond encore : dans chacun de ces travaux, j’éprouve une joie si intense de réussir à écrire pour les petits modèles, que j’ai l’impression de revivre pleinement ce que Marcel Godard avait gravé sur la pochette de son vinyle Espaces : « La cithare, par ses étroites limites, m’attire… ». Ou encore, de rejoindre la remarque pleine de sagesse du père Jean de la Croix Kaelin op : « La cithare est parfaitement accordée à tout ce qu’il y a d’humble, pauvre et petit dans l’évangile ».
Alors, sans prétendre à me mesurer aux grands musiciens , je tiens à expliciter ici ce que je mets sous l’expression « s’inscrire dans les pas de Jacques Berthier » qui commente un certain nombre de mes compositions récentes : car, lorsque je prends ma plume musicale, c’est comme plus fort que moi : je cherche toutes les solutions pour éviter les accords B ou Bb, et ce grand absent qu’est le mi de l’octave grave… De là, peut-être, le nombre assez restreint de mes œuvres composées.
Quoi qu’il en soit, sur cette page, tout comme en cours et en stage, je tiens essentiellement à souligner l’importance d’étudier l’ensemble de ce répertoire au style dépouillé, spécialement les pièces à jouer mains alternées. Bien au-delà de l’apparente et indiscutable facilité, j’affirme que c’est une démarche incontournable sur la cithare pour développer l’expressivité si difficile à conquérir, à travers une proprioception de chaque main : expressivité qui ne s’épanouira jamais (ou viendra tellement plus lentement) si l’on se contente de jouer directement mains simultanées…
Invitation donc, pour tout cithariste, à ne pas dédaigner la sobriété…
Avec une musique résolument ternaire, je vous invite à une petite croisière : “Wo die Nordseewellen” (= Sur les flots de la Mer du Nord) !
Histoire de ne jamais oublier que notre cithare, qui peut être si profonde et intime, fut d’abord exclusivement – et pour quelque 80 ans – instrument du folklore austro-bavarois…
Grand plaisir ce mois-ci, que de faire découvrir l’une de mes dernières compositions : “À la plénitude du temps” … Musique simple et dépouillée, volontairement écrite dans la pure lignée de Jacques Berthier ; à écouter comme une longue marche vers l’Accomplissement pascal… ou toute autre lente maturation.
Expérience touchante que d’avoir pu retourner, cithare sous le bras, dans l’église où je m’étais faite entendre pour la toute première fois, adolescente… Un édifice vaste et moderne, que ses deux paroies de vitraux rendent toujours lumineux, et doté d’une excellente acoustique… Pour moi, une déferlante de souvenirs, tant humains que spirituels, en ce lieu où mon âme a commencé à s’ouvrir…
Au cœur de la célébration où j’étais invitée, j’ai évidemment choisi une pièce d’action de grâce, à laquelle les fidèles, anciens comme nouveaux, ont été manifestement très sensibles.
Et pour moi, une expérience qui m’aura marquée, me rappelant qu’à l’époque, on ne disposait pour sonoriser que de l’équipement des lieux, bien médiocre. Pensez donc : la moins mauvaise solution que j’avais trouvée, était de placer ma 6×4 sur un baril de lessive, et le micro de l’animateur, dans le fond… les décibels y étaient, mais la qualité : de quoi frémir !
Tandis que désormais, il suffit qu’un paroissien ait été invité a apporter sa sono, et de le laisser régler savamment balances et retours, pour se faire entendre et apprécier dans des conditions optimales ! Alors oui, la facture et la technique instrumentales ont progressé à pas de géant ; mais je me réjouis de ce que le 21e siècle nous fournisse des moyens fantastiques pour faire connaître et aimer notre cher cithare.
Dans le courrier électronique de ce mois, j’ai relevé – et particulièrement apprécié –le message d’un nouveau cithariste :
« Je vous écris d’Italie. Je suis ravi d’avoir découvert votre site web et surtout votre travail. Après avoir acheté une cithare à six accords, j’ai également acquis le document en italien expliquant comment utiliser tous les doigts de la main droite. J’en suis très content ! »
« Je suis élève de piano : […] utiliser une partition ne me pose aucun problème, mais je ne suis pas certain de pouvoir lire la musique et jouer en même temps, comme je le fais au piano. Comment procédiez-vous à votre époque ? Utilisiez-vous des partitions ou des diagrammes ? Je vous serais très reconnaissant de partager votre expérience. […] Merci d’avance pour votre aide. »
Ce qui m’a enchantée ici, et dans les échanges qui ont suivi, ce n’est pas tant le français quasi impeccable (sans doute celui de l’IA !), ni le compliment sur le document pédagogique acquis… Mais c’est surtout qu’un débutant mette spontanément le doigt sur la difficulté majeure de la cithare qui, je l’ai déjà dit, porte bien davantage sur la lecture des partitions, que sur la technique de jeu.
Question délicate qui m’a justement amenée à rédiger Vers le déchiffrage à vue, doc de 28 pages disponible sur ma boutique en ligne…, et que je ne me lasse pas de recommander !
Ce mois-ci, cap sur le rayon des Transcriptions à l’unité !
– Pour commencer, E’ Dame jolie : magnifique virelai du 13e siècle (anonyme, tout indiqué pour la cithare par son rythme paisible, et son ostinato sur un accord (à accorder idéalement sans tierce)… Niveau médian, pour cithare 6 accords et plus – 2 pages, Inédit 2026.
– La seconde pièce est un traditionnel que l’on pourrait dire « de saison » : Mélodie provençale (n°1), dont certains reconnaîtront l’adaptation sous le titre O toi qui dors… Niveau simple, pour cithare 6 accords et plus – 1 page, également Inédit 2026.
– Enfin, proposition autour d’une mélodie russe très typée : Ce n’est pas le vent, avec au choix, version pour deux cithares (la version pour cithare solo a déjà été publiée dans les Nouveautés 2016)… Niveau simple en duo, progressant en solo – Pour cithare 7 accords et plus – 2 pages.
Grand plaisir ce mois-ci, que de faire découvrir l’une de mes dernières compositions : “À la plénitude du temps” … Musique simple et dépouillée, volontairement écrite dans la pure lignée de Jacques Berthier ; à écouter comme une longue marche vers l’Accomplissement pascal… ou toute autre lente maturation.
Vous écouterez ce mois-ci une composition personnelle : “Piécette à Bernadette”, parmi les plus sympathiques du recueil Vingt-deux piécettes pour cithare…
Titre sans prétention, puisqu’il évoque modestement le prénom de l’une de mes premières élèves ; mais œuvre qui, grâce à une technique d’accompagnement simple et originale , s’apparente au folklore austro-bavarois dont provient notre instrument !
Partition de niveau 1, disponible dans le recueil cité supra, ou à l’unité.
Joie de publier un très beau chant traditionnel Soufi : “Taba li”, découvert au sein de notre trio Majaya Spirit… Niveau médian, pour cithare 6 accords et plus – 2 pages, inédit 2026.
Au rayon Docs pédagogiques :
Un court chapitre – pourtant fondamental – de ma Méthode d’improvisation : Choix d’une tonalité, qui est comme la pierre angulaire de cette démarche ! Majeur/mineur bien sûr, mais aussi, ouvertures sur le pentatonisme, la musique hébraïque, les modes issus du grégorien… Niveau Progressant,– 2 pages.
Au rayon International :
Nouveau document en néerlandais, pour un entraînement rigoureux à la combinaison des deux mains, à travers de multiples exercices abordant toutes les techniques d’accompagnement : Melodieën en akkoorden – samenspelende – 14 pages, existe en français bien sûr !).
Suite à la publication de mon message de février, prise de conscience que, parmi les multiples projets d’édition évoqués, j’ai omis de mentionner ceux à caractère pédagogique, qui pourtant, ne manquent pas ! Ainsi, j’ai tout à la fois sur le métier – et relativement proche de voir le jour – le Tome 2 de ma “Méthode de cithare”, la réédition d’une autre méthode en allemand, et la finalisation des docs pédagogiques en néerlandais… Voyons qui l’emportera sur la ligne d’arrivée ! Déraisonnable, pourra-t-on dire ? Mais cela fait tant de bien, de jouer avec les désirs !
Dans un tout autre ordre d’idées, je voudrais évoquer le décès de Lucette Burnand survenu le 15 janvier dernier, dans sa centième année… Charmante cithariste suisse, qui passa quelques dizaines d’années en Afrique comme missionnaire pour son Église réformée… avant d’épouser Étienne, lui-même pasteur ; tous deux musiciens, curieux et cultivés, enthousiastes pour tous les projets menés par les “Amis de la Cithare” des années 90 à 2010.
Lucette avait notamment composé quelques pièces dont la très belle “Boule de cristal” (C&H 66), et arrangé, à sa façon, une douzaine de choral. Pour couronner le tout, une belle présence d’esprit jusqu’à la fin, qui lui permit de se familiariser avec le Web – et, notamment, de réagir encore à mes derniers courriels…
A cette nouvelle, je ressens une riche figure de la cithare en Suisse qui s’efface… à son tour … Et, inévitablement, ce visage m’en rappelle bien d’autres, tout aussi merveilleux, des premières années…
Je dois mentionner, enfin, une petite inquiétude quant à la tenue du stage prévu à Turin pour juin prochain, la publicité italienne ayant débuté… tardivement ! Qui vivra, verra !
Le grand événement du mois a été pour moi le concert de notre trio “Majaya“ (22 janvier à Bourgoin) : pour la première fois, nous faisions pratiquement salle comble avec 186 entrées, et notre public était vraiment mélangé au niveau religieux, vibrant manifestement à nos textes et musiques… Enfin, les organisateurs ont souhaité prolonger la prestation par un petit échange avec le public : intéressant, et chaleureux…
Le responsable diocésain du dialogue inter-religieux, qui nous a honorés de sa présence, s’est déclaré tout aussi stupéfait qu’enthousiaste, et sûrement, saura parler de nous à ses homologues…
.
Pour moi, sentiment d’avoir effectivement atteint ce que je recherche au travers de ce groupe !
Et pour la génération connectée, quelques photos sur Facebook…
L’un de mes projets cités en janvier va se concrétiser assez vite, car en parcourant mon catalogue de transcriptions à l’unité, j’ai pu lister déjà 15 musiques du monde, susceptibles de constituer un recueil très cohérent… Jouer des traditionnels de tous pays, n’est-ce pas rejoindre l’humanité tout entière !
Et me voici déjà dans les préparatifs pour le stage de Bourges, avec un groupe largement renouvelé…
Autant de satisfactions qui contrebalancent heureusement la triste période de la comptabilité annuelle !
– Une musique traditionnelle anciennes: Je file quand Dieu my donne de quoy (anonyme, 16e s.). .. Chanson des tisserands, aimée des choristes d’aujourd’hui… Niveau médian, pour cithare 6 accords et plus –1 page, déjà publiée (1986) dans « 1er Cycle », et dans « Traditionnels ».
– Et une musique plus ancienne encore, du répertoire séfarade de l’Espagne andalouse : La rosa enfloresce ; chanson d’amour aux superbes accents (grâce aux intervalles de ton et demi)… ! Niveau médian, pour cithare 6 accords et plus – Inédit 2026, 1 page.
Au rayon Docs pédagogiques……
Chapitre de ma méthode de cithare qui ne figurait pas encore sur le catalogue détaillé en ligne : Les accords – Prolongements. Au-delà des techniques de base (plaqués, arpégés etc.), des moyens d’approfondissement pour diversifier/embellir les accompagnements, et gagner en autonomie. Niveau Progressant, pour tout modèle d’instrument – 8 pages.