La première partition vous emmène au Pérou, avec un magnifique chant d’amour traditionnel “Sonccoiman” : mélodie très connue, lente et douce, qui pourrait faire penser à une berceuse… À jouer en solo (niveau progressant) ou duo (niveau médian) – Pour cithare 7 accords et plus – 1 page.
Autre proposition, purement baroque, que j’intitule “Sarabande pour plusieurs cithares” : l’une des plus belles réussites que nous ait laissé Archangelo Corelli – À retrouver comme chant accompagné sur le CD Perles de cithare. Ici, version pour ensemble de deux à quatre cithares – Niveau médian/progressant, pour cithares 6 à 12 accords – Inédit 2026, 1 page.
Malgré la pause estivale, je souhaite m’arrêter sur un aspect pédagogique, mon impression dominante étant que mon analyse des points de difficulté technique se fait de plus en plus fine ! …Je profiterai donc de cette page pour mettre par écrit le principal constat de ces derniers mois – un sujet qui pourra être profitable bien au-delà du cercle de mes élèves habituels.
L’obstacle (ou embarras) le plus fréquemment rencontré est un arrêt chronique aux barres de mesure : au-delà des bonnes habitudes de lecture, à présent bien connues, c’est couramment l’accord placé en début de mesure suivante qui génère une hésitation. Le plus préoccupant demeure que soit l’exécutant n’en a pas conscience, soit il espère, naïvement, que tout s’arrangera « à l’usure » !
Or, quelques décennies d’enseignement m’ont convaincue qu’une telle anomalie a fort peu de chance d’être corrigée par le rabâchage ; et quand bien même elle le serait, la question de fond ne s’en trouvera pas réglée pour autant, survenant à nouveau au morceau suivant.
Pour y remédier… À chaque marque d’hésitation, j’invite le cithariste à s’arrêter, pour identifier laquelle des deux mains serait susceptible d’être autonomisée (j’entends par là : exécutée sans le concours du regard), ce qui permettra de mieux suivre l’autre main et de franchir l’obstacle sans délai !
Ainsi, selon le contexte, deux méthodes peuvent fonctionner :
Soit les accords du moment, parce que voisins sur l’instrument, peuvent libérer le regard en faveur de la mélodie – et donc, de la main droite ;
Soit, grâce à la technique du buté, le pré-positionnement ou le maintien des doigts sur les cordes mélodiques libèrent le regard de la main droite, et permettent de se centrer davantage sur la gauche !
On le voit : pour qui veut progresser, les moyens existent… mais à condition d’accepter de petites pauses pour analyser finement la partition. Or prendre le temps de la conscientisation, c’est presque le point le plus difficile à obtenir de l’élève qui, par tradition, répugne à renoncer – fut-ce pour quelques instants – au plaisir de l’exécution musicale.
Quant à moi, je demeure persuadée qu’une telle réflexion approfondie est l’unique voie pour que, graduellement, les processus mentaux et gestuels s’automatisent.
Pour une détente toute estivale, j’espère vous régaler avec cette sublime “Chanson à la Vierge” de Gautier de Coincy (12e-13e s.) – ou plus précisément son refrain ; et puisque le chantre d’antan associait le cantique marial avec sa vièle, je fais de même avec ma cithare !
Transcription toute en sobriété et délicatesse, dans le style médiéval – et donc avec accords sans tierce…
Ce magnifique “ Lento ”, probablement écrit pour orgue, est un extrait de la 5e Sonate de Willem de FESCH (1685-1758) – donc, un contemporain de J.S. Bach, malgré son style plutôt apparenté à la » musique française « … Je relève l’adéquation parfaite à notre cithare, et le mouvement tellement en phase avec les temps chauds que nous traversons !
Partition de niveau 4, disponible à l’unité, et dans le recueil Ouïe fine.
Une nouvelle proposition vient compléter la mélodie “ Les yeux noirs ”, jusqu’ici publiée pour cithare solo : à présent, version avec une magnifique seconde voix aux accents de violoncelle, en staccato… Niveau médian en duo comme en solo – Pour cithare 6 accords et plus, mais avec octave grave pour la 2e voix – 1 page..
Dans le répertoire celtique, particulièrement plaisant sur notre cordophone – et également soit pour une, soit pour deux cithares –, voici “ Arranmore ”, chant emblématique de l’Irlande. On y découvrira notamment l’effet sublime des superpositions de glissandi avec des accords arpégés… Niveau médian, pour cithare 12 accords – Inédit 2026, 2 pages.
Enfin, pour la première fois, je me suis risquée à aborder le répertoire de Charles-Marie Widor… et quelle joie d’entendre à la cithare son “ Andante de la 4e Symphonie pour orgue ”, dont j’affectionne tellement la mélodie et l’harmonie ! Niveau très difficile, pour cithare 12 accords – Inédit 2026, 1 page.