De plus en plus, le monde de la cithare expérimente que la pérennité ses instruments n’est pas garantie : soucis de cordes, modulateurs, chevilles… quand ce n’est pas la déformation des tables d’harmonie. En théorie, rien d’anormal à ce qu’un cordophone de plusieurs décennies ait besoin d’être revisité ; ceci dit, l’incroyable traction des cordes de la cithare peut aller jusqu’à générer des complications structurelles ; alors, si la facture progresse, espérons que la restauration en fasse autant…
Ainsi courait ma pensée, tandis que je ficelais solidement l’emballage de ma chère cithare marguerite : prénom que j’avais attribué à cette Kinnor acquise dès 1981, tant son volume et sa profonde sonorité me donnaient l’impression d’une grande dame… Je lui demeure reconnaissante d’avoir présidé à mes premiers concerts, et, plus tard, accompagné toute une année d’Offices communautaires polyphoniques… En bref, elle a donné un fabuleux élan à mon début de carrière !
Marguerite, donc, s’en va pour un lifting, au terme duquel je souhaite qu’elle passe en d’autres mains : de fait, depuis des années, ma déficience visuelle ne me permet plus de gérer le rapprochement atypique de ses cordes mélodiques. Tandis que je refermais l’étui, j’avoue mon émotion, à l’idée de ne plus l’entendre ni la revoir… Tout passe !
Je crois en son avenir, sachant combien plusieurs citharistes et communautés demeurent inconditionnels de ce modèle, tellement pratique pour passer de majeur à mineur en cours d’exécution – puisque pratiquement tous les accords sont en double : idéal donc pour accompagner le chant polyphonique !
20 accords, sonorité puissante et profonde , parfait état a priori, moitié prix… Avis aux amateurs, et info à diffuser !
Ayant écoulé en un mois plusieurs dizaines du recueil Les Noëls favoris à la cithare, j’expérimente cette année une communion toute particulière avec tous les citharistes, en songeant à ces mille musiques qui s’élèveront durant la Douce et Sainte Nuit…
Citharistes et fans, je vous souhaite à chacun un Noël tout en douceur, bonheur et lumière !
Parmi Les Noëls favoris de la cithare tout récemment publiés en recueil, l’inénarrable Marche des Rois : traditionnel provençal dont on dit qu’il aurait pu être inspirée d’un air militaire remontant au Bas Moyen-Age… Et aussi, que ce pourrait être le plus ancien cantique écrit en langue vernaculaire… Niveau médian, pour cithare 6 accords et plus – 1 page.
Issu du même recueil, Tu scendi dalle stelle (Tu descends des étoiles), de Saint Alphonse de Liggori : noël incontournable en Italie, dont la mélodie est si porteuse que, en 2003, j’en avais fait le thème de ma composition orchestrale (du même nom)… Ici donc, version abrégée, pour cithare solo (6 accords et plus) – Niveau médian – 1 page.
…Et dans le recueil 2024 (Petits Noëls traditionnels), titre le plus breton de tous : Pe trouz var an gouar. Pas de traduction française – patois oblige – mais une mélodie toute celtique et donc, idéale sur notre instrument… Niveau simple, 6 accords et plus – 1 page.
“Es kommt ein Schiff geladen” (Un vaisseau nous arrive) n’est en rien un traditionnel breton, ou même marin… mais le titre, étonnant, d’un magnifique noël alsacien, que j’ai choisi pour souligner la fin d’année 2025…
Un vaisseau arrive, chargé à ras bord, Portant le Fils de Dieu plein de grâce, Le Verbe éternel du Père.
Le vaisseau avance en silence Chargé d’un fardeau précieux L’Amour est sa voile, l’Esprit Saint son mât.
À Bethléem, un petit enfant né dans une étable Se donne en offrande pour nous, Qu’il reçoive toute louange !
Mélodie lente et toute intérieure, qui évoque l’avancée d’un vaisseau majestueux, aussi bien que la préparation séculaire de la Nativité…
Partition de niveau simple, disponible (sous le titre « Deux petits Noëls en Mode de La ») dans le recueil Petits Noëls traditionnels à la cithare.
.A l’approche de Noël, voici le célèbre « Choral du veilleur » pour le temps de l’Avent, magnifiquement valorisé par Jean-Sébastien Bach, et dont la mélodie est largement connue… Le jeu en octaves évoque assez bien la trompette qui, chaque samedi soir à Leipzig, sonnait le thème du choral depuis les remparts de la ville, pour annoncer la couleur liturgique du dimanche…