Une vie de recherches

Perpétuelle autodidacte…

S’étant trouvée d’une certaine façon aux commencements de la cithare à accords, Maguy n’en finit pas d’expérimenter la pénalité de ne pas avoir de professeur.

Impossible de chiffrer le nombre d’heures perdues sur des problèmes qui paraissent insolubles, à imaginer des solutions, les essayer, les oublier parfois… y revenir, les améliorer, les optimiser enfin…

Comme il eût été confortable d’avoir un maître à qui se référer à chaque obstacle !

Vers la grande musique

Maguy n’a de cesse de se démarquer de l’impression « simpliste » que peut donner la cithare au premier abord, de la faire reconnaître comme un instrument sérieux, étudié en conservatoire, retenant l’attention des compositeurs, chanteurs, cinéastes etc.

D’où recherches constantes pour développer le répertoire, perfectionner l’accompagnement, dépasser les limites harmoniques apparentes ; intransigeance sur le toucher, travail de proprioception pour gagner en expressivité, vigilance à la qualité des créations musicales et de l’édition.

Dans cette optique, Maguy a incité les Amis de la Cithare à organiser plusieurs congrès, prenant une part active à leur animation (« pionniers » en 95, « Normes d’édition » en 2001, Lutherie en 2003, Musicothérapie en 2006, Cithare et contes en 2009).

Enfin, 25 ans de rédaction régulière de la revue « Cithare & Harmonie » : une réflexion obligée et régulière sur tous les sujets.

Pour le progrès de la lutherie

Quelqu’un a avancé que l’essor actuel de la cithare provenait de la rencontre de Maguy et de frère Patrice (moine luthier à En Calcat), et de la conjonction de leurs démarches respectives…

De fait depuis 1983 Maguy se trouve en dialogue constant avec les luthiers (France, Italie, Suisse), pour optimiser l’équation fondamentale solidité / résonance, et les autres points de lutherie en relation avec la musique et la technique… Plusieurs de ses remarques ont été prises en compte…

Genèse de la cithare

Enfin une immense curiosité habitait Maguy comme chaque cithariste : d’où vient donc la cithare à accords ? Recherches bibliographiques, voyages en Alsace et en Suisse… et surprise : aucune filiation avec l’instrument antique, ni avec le psaltérion médiéval ! Conception à la fin du 19è, pour le folklore austro-bavarois – origine à assumer, répertoire que Maguy ne peut oublier…

En bibliothèque, découverte que les cithares de par le monde, si nombreuses et diverses, souvent si importantes dans la culture, ont chacune leur charme particulier… Plusieurs rencontres avec les citharistes de tous pays, constat d’une même sensibilité…

Découverte encore, de l’exceptionnelle richesse du patrimoine artistique, philosophique et spirituel autour de la cithare…

Dernière mise à jour le 14 January 2014.