Interprète... et concertiste...

« Je veux changer le cœur du monde avec ma cithare »», écrivait Maguy à 16 ans...

Déjà à l'époque, lors de ses premières exécutions publiques, la cithare produisait une vive impression sur les auditoires les plus variés.
Présentation de l'instrument, commentaires musicaux et parfois spirituels : Quel que soit le thème du concert, Maguy a toujours établi sa programmation pour apaiser, réjouir, élever l'âme.

Après une dizaine d’années, l’insertion d'œuvres vocales de sa composition – ou empruntées à d'autres – est venue apporter une heureuse diversité à ses programmes : chacun a pu noter, outre la technicité remarquable, une dimension nouvelle de sensibilité, d’intériorité.
Pour répondre aux demandes de son public, Maguy enregistrait alors ses premiers albums.

Puis est venu le temps du défi, au travers d’une déficience visuelle croissante… Pour les joueurs de cithare comme de harpe, il n’est rien de plus improbable que de se repérer sur une série de quelque quarante cordes identiques au toucher et sans relief.
La technique instrumentale utilisée jusqu'alors n’étant plus opérante pour l'exécution des pièces, le chant accompagné demeurait le seul vecteur permettant de se produire en public avec une assurance technique suffisantes… Époque de mise en œuvre des premiers « Chants de psaumes et de cithare ».
À force d'obstination pourtant, Maguy a pu surmonter l’obstacle sensoriel : d'abord par la mise au point avec les luthiers d'un système de surélévation des cordes dièses ; puis, plus récemment, par un travail soutenu des cinq doigts en contact permanent avec les cordes.

Désormais libérée des contraintes visuelles, elle a pu adopter à titre personnel une inclinaison inversée de l’instrument, pour le plus grand bonheur du public qui peut ainsi « voir le jeu ».

Ainsi le développement actuel de ses concerts est le fruit d'une maturation tout à la fois technique, humaine et spirituelle.

Dernière mise à jour le 14 January 2014.